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Chateau de Mandailles

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Historique
L'origine de la petite seigneurie de Mandailles remonte au XI°siècle. Différents noms de seigneurs depuis le XIII°siècle apparaissent dans les archives : Guillaume de Mandailles et sa femme Navinens en 1264, Pierre Guillaume en 1286, Noble Marc du Jou en 1472, Baron Jean Louis de Pagès en 1779... Implanté sur une arête rocheuse dominant le Lot, le château et le village ne formaient qu'un bloc de taille modeste, ceinturé d'une fortification. De cet ensemble émergeait le donjon, impropre à l'habitation mais constituant une salutaire tour refuge et probablement une réserve à provisions. Il existe encore de nos jours sur environ les deux tiers de sa hauteur initiale. Il y avait dans le jardin actuel un four banal. Un cimetière jouxtait l'ensemble, ainsi qu'une chapelle, disparus de nos jours mais encore présents sur le cadastre napoléonien.
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C'est ainsi que sont apparus la plupart des premiers châteaux de pierres, vers l'an mille, petits ou gros, constituant une entité entre le village et le logis seigneurial, surmonté d'un donjon et ceinturé d'une muraille. D'ailleurs, le terme originel de "château" ne désignait pas comme on l'entend de nos jours une immense demeure luxueuse entourée d'un vaste parc ! Mais plutôt cette ceinture de pierres fortifiée d'ou émergeaient un donjon ou des tours, et diverses bâtisses imbriquées où la vie s'organisait en communauté selon les règles de la féodalité. L'implantation stratégique dépendait de critères bien éloignés de la notion d'agrément ! En ces temps où les écrits étaient rares, et donc les symboles forts, la taille du château dans son ensemble suffisait à faire comprendre de loin l'importance du seigneur. Ici, il s'agissait donc d'une modeste seigneurie... Les puissants seigneurs de Calmont étaient au sommet de la féodalité locale, dont les restes du gros château dominent toujours la ville proche d'Espalion.
Le petit seigneur de Mandailles était leur obligé, parmi d'autres. Ce qu'on appelait le vassal envers son suzerain. Si aucune archive ne révèle exactement le choix de cette implantation, il ne fait aucun doute que la vallée du Lot recelait quelques atouts stratégiques. Les châteaux d'origine médiévale y sont relativement nombreux... Le petit village originel, faisant partie intrinsèque du château primitif, très exigu et implanté sur un terrain à la topographie bien difficile, a été progressivement abandonné vers la fin du moyen-âge. Libéré des contraintes défensives, il tomba peu à peu en ruines ainsi que ses fortifications. Il fut rebâti au-dessus du château, formant une unique et longue rue en pente épousant la montagne, nommée "Lou calat" (de nos jours remarquablement bien conservée). Ceci explique que le château est sous le village actuel, contrairement aux usages ancestraux, car c'est le village qui fut rebâti au-dessus bien après... Il semble que le petit château fit l'objet de travaux vers 1630, "modernisant" probablement l'ensemble car la bâtisse primitive avait déjà plus de cinq siècles... Puis vint la révolution. La propriété serait devenue bien communal, l'ensemble fut morcelé. Des archives précisent que le castel était délabré. Des écrits de 1801 relatent que le Maire s'est entretenu avec des Maîtres maçons et charpentiers pour inspecter le château. D'après leurs conclusions sur la dangerosité des planchers et poutraisons, il projetait de le démolir entièrement pour fournir en pierres d'autres constructions du village. Le prix de la démolition serait payé par la valeur des matériaux !.. Par chance, à cette époque, la propriété serait revenue au baron Jean-Louis De Pagès De Pourcairès et De Beaufort, issu d'une vielle famille noble de Mandailles remontant à l'an 1130, qui avait du échapper à la guillotine... Le baron se serait opposé à cette destruction.
Il semble qu'ensuite, le bien fut de nouveau la propriété de la commune. Mais, personne n'habitant plus l'endroit, le temps et les infiltrations firent néanmoins leurs oeuvres... Un effondrement structurel a du se produire après 1940 (le château, bien entier sur une photo de 1936, apparaît en ruines sur une photo 30 ans plus tard). En 1970, notre prédécesseur, Charles Dufoort, pharmacien à Paris, le découvrit. Il en tomba amoureux, il acheta l'ensemble avec le donjon pour une somme modique auprès de la commune. Plus tard, il fit cadeau du donjon au propriétaire voisin. Le permis de reconstruire fut obtenu en 1972 avec l'accord de l'architecte des bâtiments de France, des excellents artisans de la région entreprirent alors les travaux. Ce qui put l'être fut conservé, et les murs écroulés furent rebâtis au maximum avec leurs propres pierres, comme le phénix renaît de ses cendres. Comme de nombreuses bâtisses du moyen-âge, la restauration actuelle n'est pas l'état strict du chateau originel, puisque celui-ci comprenait une fortification et le village primitif. Quelques vestiges de ceux-ci émergent encore autour du jardin actuel. Seule la partie noble fut rebâtie : l'aile d'habitation seigneuriale. L'histoire continue donc au petit château de Mandailles dont l'ensemble dessine une silhouette sur cet étroit éperon rocheux depuis bientôt.... 1000 ans !!
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